• Le conte de la clairière perdue de Brocéliande

    Le conte de la clairière perdue de Brocéliande :

    Un jour où les arbres couverts de givre un matin de décembre. Yannick éprouvait un étrange sentiment de malaise. Il repensa à la façon exeptionelle dont il avait obtenu cette concession dans la forêt. En y repensant c’était quand même curieux la façon hâtive dont l’ancienne propriétaire Mary-Jeanne voulait s’en débarrasser?

    Il faisait froid cet hiver à Huelgoat et les rêves sucrées de noël avaient laisser la place au dur labeur.

    Du bois devait être couper pour que les gens puissent se réchauffer et cuire leur nourriture. Qu’il était loin le chaud été et les fêtes de récoltes.

    Yannick se prépara alors, emportant avec lui un plan de la forêt pour retrouver sa concession, un belle hache, son sac d’outils et son cheval attelé sur sa petite charrette pour charrier le bois, le stocker et ensuite le livrer une fois vendu.

    Il arriva à l’entrée de la forêt. Les autres coupeurs de bois le regardaient tous d’un drôle d’air. Etait-ce de la jalousie qu’il lisait au fond de leurs yeux… ou queque chose d’autre ?

    Certains étaient très tristes, frigorifiés à l’entrée de la forêt entre les portes de pierres et de roches à côté de la grotte du diable. L’eau glougloutait dans les souterrains.

    Tout le monde attendait son tour pour passer et franchire la porte qui menait dans les profondeurs forestières. Yannick fit le tour avec sa charrette et passa vers le camp du Roi Arthur. Il s’enfonça dans la profonde forêt. L’air était de plus en plus glacé…

    Yannick connaissait des histoires de vieilles femmes qui traînaient dans la forêt de Brocéliande. Les bois obscurs de Huelgoat étaient connue pour ça. Les gens du village dissaient d’ailleur que tout ça c’était les forêts enchantées des fées, les arbres perdus des korrigans et qu’il fallait se méfier, bien des choses étranges peuvent arriver quand on quitte sa maison et qu’on voyage dans la forêt.

    Yannick se dit a lui-même pour se rassurer « D’am gast ! Si c’est ça… que ces grands couilllons continuent à croire à leurs fables ! Moi je n’y crois pas ! ».

    Il marcha alors longement dans la forêt, elle était bruillante malgré le froid du vent glacial et le ciel bas. Il se répétait qu’il n’y croyait pas pour se donner du courage, pour avancer vers sa parcelle de bois à couper et à fendre.

    Combient de Francs allait’il gagner avec ces belles buches ? Toute une fortunes sans doute ! Cette idée lui donnait du courage.

    Il trouva enfin la parcelle mais la forêt était étrage à cet endroit. Et il n’y avait plus aucuns bruits ! Il y a longtemps qu’il n’avais pas croisé quelqu’un ? Pas d’autre bucherons dans les environs ? Yannick souriait moins maintenant. Il s’avançait au milieu des grands troncs noires et tordus qui l’entouraient. Les arbres étaient comme des sentinelles immobiles veillant sur ce sombre royaume hivernal. Yannick pensa à l’ouvrage gigantesque qui l’attendait.

    Il commença à couper quelque branchages dans l’entrée de sa parcelles entre les arbres, il coupa trois beaux arbres en entier et les débitères en de petites buches, facile à transporter et surtout facile à vendre.

    Resserrant sa poigne sur la cognée de sa hache.

    Il franchissa la lisière des grands arbres aux noirs troncs et il entra dans la clairière, mais il eu une sensation étrange comme un souffle chaud, des vertiges et une perte d’équilibre.

    Il tomba et se retrouva même a genou sur le sol, là un véritable déferlement de vent glacial et une tempête de feuille mortes s’abattirent sur lui, en vagues tourbillonnantes. Il s'évanouit.

    Il se réveilla couvert de feuilles mortes et de feuillages. L’ambiance du lieu avait changée. L’air était doux. Yannick releva difficilement sa tête pour s’apercevoir qu’il était recouvert par un tas de branches, de bois morts et de feuilles jaunes et vertes. Vertes ? Quand il regarda autour de lui il commença à être saisi d’effroi la clairière avait changée ? Ce n’était plus l’hiver mais l’été ?! Impossible ! Pourtant de l’autre côté de la forêt par delà la sentinelle des arbres aux troncs noirs rien ne semblait avoir bougé ? Les sapins étaient toujours couverts de glace et de neige et la rivière devait être aussi glacée qu’il l’avait trouver à son arrivée. Yannick se releva avec une grande difficulté se dégagant des branches et des plantes qui l’enserraient.

    Comment est-ce possible que je sois entouré de plante estivale qu’il y ai des fleurs et des feuilles vertes partout et qu’a 15 mètres de moi l’hiver règne encore ? Encore abasourdi pas cet étrange phénomène qui vivant, il entendit soudain un craquement de brindilles derrière lui.

    Ce qu’il découvrit en se retournant le cloua sur place. Une assemblée extraordinaire, sous le couvert des grands arbres , le contemplait silencieusement. Des animaux de toute sorte, des chevreuils, des biches, des sangliers, des renards, des aigles, des oiseaux de toute tailles et même un ours ou deux, chats sauvages et lapins aux pelages blancs.

    Yannick sentait tous ces regards lourds posés sur lui. Mais encore plus étrange étaient les « êtres » qui se trouvaient au centre de cette assembée d’animaux.

    Des êtres de petite taille, semblable à des enfants, mais l’impression de grande sagesse qui rayonnait d’eux contrebalancait l’impression d’innocence et de fragilité qu’ils pouvaient avoir.

    Ils étaient eux aussi fait de mousse et de tronc, ils étaient couverts de mousse, de feuille et de lierre, c’était le peuple des Boudiged ar c’hoat (les elfes de la forêt). Ils veillaient sur Brocélande depuis des milénaires depuis bien avant l’arrivée des Bretons en Armorique. Ils étaient là quand la montagnes était si haute qu’elle touchait les nuages, ils étaient là quand le Dragon des monts d’Arrée en avait limé les hauteurs a force de faire ses griffes sur les pierres et de cracher le feu, quand un magicien vient ici pour l’endormir sous les eaux du lac de Brennilis.

    Ils étaient là aussi, cacher et perdu dans les feuillages et les fleurs de bruyères.

    Quand l’un d’entre eux se détachant du groupe s’avança vers Yannick, le bucheron frémit et s’agripa à la poigné de son manche de hache comme pour se donner un regain d’assurance. L’être de la nature parla alors et sa voix était comme le souffle du vent dans les cimes des arbres.

    « -Tu es venu troubler ces lieux, tu as dérangé notre sanctuaire et tu a tué trois vénérables arbres. Ton comportement à profondément blessé notre mère la terre, alors pars au plus vite et ne revient jamais ! »

    Le pauvre Yannick se mit en colère devant ces accusations, dont il ne comprenait rien :

    « -Je suis un homme de paix, et je n’ai jamais blessé personne ! … »

    Yannick vit l’étrange petit être s’agenouiller auprès d’un arbre dans lequel Yannick avait mit un coup de hache près d’un tas de buches qui auparavant était un grand et beau hêtre.

    « -Crois tu que ce vénérable ait supplié pour tomber sous tes coups de hache ? »

    Yannick observa alors une chose incroyable l’Elfe des bois caressa doucement le tronc et la blessure infligée par la hache se referma doucement, ne laissant plus aucune trace du coup de hache sur le tronc.

    « -Mais tout ces arbres m’appartiennent de droit ! j’ai payé cette concession !! »

    « -Nous sommes les gens du peuple des arbres, protéger ces lieux c’est notre rôle, et nul n’y fait intrusion impunément. »

    « -Mais dites donc petit bonhomme, vous croyez parler à un enfant qu’on punit parce qu’il chaparde des pommes ? »

    « -Oui c’est bien cela, pour nous autres vous êtes bien un enfant, et aucun enfant ne devrait utiliser des jouets aussi dangereux… »

    s’écria l’Elfe en montrant du doigt la hache du bucheron.

    Le Boudig ar c’hoat chanta un ancien charme dans une langue inconnue, les mots oubliés résonèrent dans les oreilles de Yannick… le petite Elfe des bois effleura ensuite la grande hache avec sa petite main. Yannick sentit un vent glacé parcourir son corps.

    Il y eu un tremblement et des craquements dans le bois du manche. Il le lâcha dans un cris de peur.

    Il fit trois pas en arrière tellement il était effrayé. Il regarda sans parvenir à y croire le manche se recouvrire de petites branches où s’épanouissaient déjà des petites feuilles vertes et des bourgeons de fleurs blanches éclatantes.

    « -Regarde ton précieux objets ! Ton outils de travail… Regarde bien est apprends que le bois se rappelle qu’il fut jadis une branche et un arbre lui aussi, et le fer de ta hache s’en retourne lui aussi à la terre qu’il n’aurait jamais du quitter. »

    Devant le spectacle de son fer de hache qui s’effritait et tombait en morceaux aussitôt engloutis par les mousses et les lierres de la forêt. Yannick poussa un cris d’horreur et il s’enfuit et manqua presque d’oublier son sac derrière lui avec sa carte et ses papiers de concession, il le ramassa dans sa fuite à la dernière minute. Il se mit à courir, trébuchant souvent, pour sortir au plus vite de ces bois hantés.

    Il sortie de la clairière qui était habitée par l’été et retrouva le reste de la forêt plongée en hiver. Tout au long de sa fuite éperdue, des yeux le suivirent afin de s’assurer qu’il quittait bien la forêt de Brocéliande.

    Ce n’est qu’un fois arrivée à l’orée des bois que la présence tenace s’évanouit.

    Yannick comprenait maintenant pourquoi cette partie de la forêt était peut explotée et pourquoi personne ne voulait y aller pour explotée le bois.

    On ne peut posséder ce qui ne nous appartient pas. Et il sut à son tour que cette forêt de Brocéliande possède de nombreux mystères qui pour l’homme demeur perdue pour toujours.

     

    Ecrit par Eikthyrnir Odinson

     

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